Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur.

MOÏSE – DEUTÉRONOME 6 : 5-6

Navré, mais je ne suis pas né avec ça dans le cœur, moi. Comment te dire ça, Jésus? Pour éviter que tu le prennes mal… Ça ne m’est pas naturel, tu comprends? Ce n’est pas dans ma nature.

Voilà, c’est ça! Ce n’est pas dans ma nature d’aimer. Tu ne peux pas me demander quelque chose qui ne m’est pas naturel. Ce n’est pas logique, pas juste, en fait. J’ai trouvé! Ah… je suis soulagé! J’ai trouvé l’excuse qui me permet de dire: «Désolé, Seigneur, mais ça, je ne vais pas le faire.» Je ne suis pas né dans la bonne catégorie. Tu me demandes de faire quelque chose qui n’est ni dans mon caractère ni dans ma nature. Je n’arrive pas à t’aimer de tout mon cœur. Ce n’est pas dans mes gènes.

« Le bonheur qui convient à l’homme consiste à trouver en Dieu son plaisir. Mais il lui est impossible d’y parvenir uniquement avec ce qu’il a reçu à la première naissance. Il est donc indispensable que l’homme naisse de nouveau.»

    JONATHAN EDWARDS

 

Pour pouvoir aimer Dieu, il faut y être sensible. Il faut le percevoir. Au moins ça. Au minimum. Être en mesure d’envisager son existence.

C’est bien là que se situe le problème. La Bible nous enseigne que, depuis la révolte insensée d’Adam face à son Créateur, l’être humain est en état de « mort spirituelle». Il est spirituellement insensible à la beauté de Dieu et à sa bonté.

Il est insensé de demander à la poupée de ma fille de s’extasier devant un coucher de soleil, aussi magnifique soit-il! Elle ne le peut pas. C’est une poupée…

Il est difficile d’attendre d’un aveugle qu’il se réjouisse devant un tableau de Rembrandt.

Par conséquent, ce n’est pas la peine de demander à l’homme naturel de se pâmer d’émerveillement devant l’extraordinaire amour de Dieu et son infinie fidélité. Spirituellement, il est aveugle. Spirituellement, il est mort. Insensible.

Il ne voit pas la beauté de Dieu!

Naturellement, par notre première naissance, nous sommes insensibles à la bonté de Dieu. Insensibles, de naissance. Raison pour laquelle il nous faut naître de nouveau. Naître d’en haut ou naître de l’Esprit est indispensable pour voir, ressentir, vivre spirituellement.

L’insensibilité spirituelle est la condition du cœur de tout être humain. Notre cœur est ankylosé, paraplégique.

« Je n’arrive pas à marcher ! » J’ai la quatrième lombaire cassée. Plus de sensations aux jambes.

« Je n’arrive pas à t’aimer! » J’ai la colonne vertébrale spirituelle cassée. Plus de sensations au cœur.

Aimer m’est impossible.

« Jésus les regarda et leur dit: «Aux hommes, cela est impossible, mais à Dieu tout est possible ».

JÉSUS – ÉVANGILE DE MATTHIEU 19 : 26

 

La colonne vertébrale spirituelle de notre relation à Dieu a été cassée. Nous ne sentons plus nos jambes… Nous ne sentons plus nos cœurs.

«Tu peux bien me demander de me lever, Jésus, je n’y arrive pas. Tu peux bien me demander de t’adorer de tout mon cœur, mon Dieu, je n’y arrive pas. Il me faudrait un miracle.»

C’est là qu’intervient la grâce de Dieu. Son action à lui. Face à mon incapacité et à ma détresse, Dieu opère par grâce. Il agit dans ma vie, il intervient.

L’intervention « chirurgicale » de l’Évangile, c’est la bonne nouvelle d’un Dieu qui me sauve, qui me rend vivant, par sa grâce. Comme une puce électronique placée dans la colonne vertébrale d’un paralytique et lui rendant ses facultés, la grâce de Dieu vient rétablir les connexions de notre cœur avec celui de Dieu. De la sorte, notre cœur retrouve sa faculté à ressentir l’amour de Dieu et à l’aimer en retour.

Véritable miracle! Cette opération spirituelle déploie l’amour de Dieu dans ma vie pour rétablir les connexions nerveuses de mon âme et me rendre sensible à Dieu. Spirituellement sensible à son immense bonté. Vivant. À nouveau vivant. Éternellement vivant. Rendu capable de l’aimer. C’est l’intervention de Dieu qui me rend sensible à sa présence. Il me guérit de mon insensibilité. Il m’a aimé le premier. L’amour de Dieu, incarné en Jésus dans l’Histoire, est soufflé dans mon histoire par l’Esprit Saint. J’accepte.

Prière 

«J’accepte ton intervention, Seigneur. J’accepte ton amour et je t’aime, en retour.»

 

Bénis l’Éternel, mon âme! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom. Bénis l’Éternel, mon âme ! Et n’oublie aucun de ses bienfaits!

DAVID – PSAUMES 103 : 1-2

DU SAVOIR À L’AVOIR

Vivre l’essentiel du commandement d’amour nécessite une opération du cœur. Elle se vit en acceptant l’œuvre de Jésus sur ma vie. Comme une pure grâce, un pur cadeau. Accepte son amour. Laisse le divin chirurgien du cœur te reconnecter à lui. Prends un temps dans la prière. Accepte que Dieu fasse le premier pas pour te reconnecter à lui. Accepte d’être aimé(e). Accepte son intervention en Jésus-Christ. Accepte son amour, encore aujourd’hui. Laisse-le ouvrir les yeux de ton cœur pour que, par la foi qu’il te donne, tu t’extasies devant qui il est: Dieu.

 

UN MOI POUR AIMER MIEUX

En toute simplicité, prends trois minutes pour prier pour les personnes que Dieu t’a mises à cœur. Prie pour leurs relations. Remercie Dieu pour toutes les amitiés qu’ils ont nouées. Intercède aussi pour que les relations houleuses qu’ils entretiennent soient visitées par la paix de Dieu et son pardon.