Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Romains 12: 1

 

Dwight L. Moody était un évangéliste de Chicago. Il n’avait pas fait de grandes études mais il avait un zèle sans pareil pour le salut des âmes. Pendant l’été 1872, avant de partir pour l’Angleterre, il prit conscience qu’il devait commencer par susciter un Réveil à Londres s’il voulait ensuite que son ministère dans le reste du pays porte du fruit. C’était avant l’époque de la communication de masse. Plus jeune, j’avais l’habitude chaque jour de traverser à vélo le pont de Londres pour rejoindre l’institut biblique et je me demandais souvent: « Comment est-il possible de susciter un Réveil à Londres au moyen de l’Évangile? » Dans la même perspective, son contemporain Charles Spurgeon avait écrit: « Donnez-moi douze hommes – des hommes dérangeants, désireux de sauver des âmes, qui ne craignent rien hormis le péché et qui n’aiment rien hormis Dieu – et je réveillerai Londres d’un bout à l’autre ».

Moody a effectivement réveillé Londres, puis l’ensemble de l’Angleterre par la suite. Ou plutôt, Dieu l’a réalisé à travers lui. On estime qu’il a conduit un million de personnes à Christ pendant les décennies qu’il consacra à prêcher des deux côtés de l’Atlantique. Alors qu’il était encore jeune, un homme prénommé Henry Varley lui affirma: « Tu sais D. L. [c’était le surnom que les amis de Moody lui avaient donné], le monde n’a pas encore vu ce que Dieu est capable d’accomplir à travers un seul homme qui lui est entièrement consacré ». Cette remarque fit réfléchir Moody. « Le monde n’a pas encore vu ce que Dieu est capable d’accomplir à travers un seul homme – n’importe quel homme? Même s’il n’a pas beaucoup d’instruction? N’importe quel homme, vraiment? » L’entière consécration à Dieu, c’était la condition ultime. Moody continua de réfléchir avant de conclure: « Par la grâce de Dieu, je serai cet homme! »

Par la grâce de Dieu, soyez également cet homme ou cette femme, cet étudiant, ce jeune employé, ce parent ou ce grand-parent qui glorifie Dieu dans le domaine des médias, des arts, de la politique, des affaires, de l’éducation. Je ne prétends pas être déjà parfaitement consacré à Dieu – c’est l’objectif de toute une vie et je ne l’atteindrai que dans la gloire – mais je peux affirmer qu’il se sert de nous afin de réveiller le Burundi pour sa gloire. Je m’engage à le faire au Burundi. Faites-le là où il vous a appelé.

Notre verset appelle chaque chrétien à être « saint, agréable à Dieu ». Il est question d’un dévouement absolu, d’une consécration entière afin d’être dédié, mis à part pour Dieu. Cela implique d’abandonner nos déceptions, nos blessures, nos craintes, nos désirs, nos rêves, nos aspirations, nos finances, notre santé, nos passe-temps, notre famille, nos amis. Tout. Même ce que nous mangeons, ce que nous regardons, ce que nous lisons, ce que nous estimons. La liste est plus longue encore. La sainteté englobe tout.

Bien que nous ayons souvent une image négative de la sainteté, la Bible la dépeint comme quelque chose de beau. Jésus incarne la sainteté. Alors que les foules sont attirées vers lui, les orgueilleux, les égocentriques et les oppresseurs le trouvent détestable. Jésus est le modèle d’une vie sainte et parfaite. Il s’implique dans la culture de son époque. Il traite les marginaux avec dignité, touche les intouchables, guérit les âmes et les corps brisés. Il défend ceux qui n’ont plus aucun droit, dénonce l’hypocrisie, conteste l’oppression injuste et fait preuve de compassion.

Voilà ce qu’est la sainteté. Mais ne vous y trompez pas: c’est un objectif coûteux et douloureux à poursuivre.

Article extrait de Zélés pour Dieu, de Simon Guillebaud, parution en janvier 2021