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Nous sommes des capsules magiques !

Avez-vous déjà joué avec ces petites éponges magiques quand vous étiez enfant ? Vous savez, ces petites capsules colorées que vous faites tomber dans la baignoire, et qui… attendez… attendez… attendez… POP ! Un petit chameau vert ou un pingouin violet en mousse apparaît ! Qui aurait cru qu’on pouvait autant s’amuser avec un peu de mousse colorée et une capsule transparente ? ! Ces trucs sont géniaux ! Tout leur potentiel est caché là, juste sous nos yeux, n’attendant qu’un premier contact avec l’eau du bain pour exploser.

 

C’est pareil pour notre valeur. Chaque être humain, qu’il choisisse ou non de donner sa vie à Dieu, a de la valeur : il a été créé par Dieu (Apocalypse 4 : 11) et a été fait à son image (Genèse 1 : 26-27). Nous avons une vraie valeur simplement parce que nous faisons partie des plans du seul « omni-Dieu ». Même les gens comme Pharaon, le roi Hérode ou le roi Achab, tous connus pour leurs actes vils et cruels, avaient une vraie valeur précisément parce que Dieu leur avait attribué le rôle du méchant dans son histoire de l’humanité, pour sa propre gloire (cf. Romains 9 : 17-18 ; Colossiens 1 : 16).

 

Avant leur rédemption, chaque homme, chaque femme et chaque enfant ressemblent en quelque sorte à l’une de ces petites capsules magiques : chacun a de la valeur, mais aussi le potentiel de devenir bien plus que ce qu’il est. Et c’est là que ça devient intéressant : une fois que nous acceptons pleinement Jésus-Christ comme notre Seigneur, nous sommes transformés par ce premier contact avec l’eau vive. Et notre valeur explose ! Nous sommes enfin ce que nous aurions toujours dû être : en règle avec Dieu. Vous comprenez ? Toutes les différentes facettes de notre valeur en Christ – notre salut, le travail du Saint-Esprit, l’amour de notre Dieu, l’assurance de notre héritage et le but de notre appel – sont comme un troupeau d’animaux fourrés dans une seule petite capsule magique ! Lorsque nous capitulons et que nous acceptons Jésus, tout le potentiel comprimé à l’intérieur est enfin libéré et se met en mouvement.

 

Je sais, c’est une comparaison un peu étrange. Peut-être que Romains 3 : 23-25 l’exprime mieux que moi :

Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné à être par son sang une victime expiatoire pour ceux qui croiraient. Il démontre ainsi sa justice, puisqu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, à l’époque de sa patience.

 

Dès que nous sommes « gratuitement déclarés justes » en acceptant le don du salut en Jésus-Christ – lorsque nous cessons enfin de fuir Dieu et acceptons simplement sa bonté imméritée envers nous – nous trouvons notre valeur. Nous trouvons ce que notre cœur désirait ardemment. En un instant, la vie, la mort et la résurrection de Jésus deviennent nôtres par la foi.

 

Le monde court dans tous les sens pour trouver une valeur durable, éternelle. Mais ses efforts sont inutiles. Seul Dieu possède une valeur ultime et éternelle. Et la seule manière pour nous, mortels, d’y accéder, c’est de joindre nos vies à la sienne. Au lieu de passer nos journées à rechercher désespérément notre valeur, à vivre dans la honte de l’échec et à regarder nos réussites temporaires de valorisation de nous-mêmes nous glisser entre les doigts, Jésus nous offre à tous sa vie pleine de sens. Nous ne pouvons rien faire pour la mériter ; nous ne pouvons que la recevoir par la foi. Il est la source de notre valeur.

 

Pour en revenir à nos petites éponges, le premier aspect de notre valeur en Christ, c’est que nous ne sommes plus limités à un potentiel. Nous ne sommes plus une capsule. La justice de Jésus-Christ nous est accordée (quelle grâce !) dès que nous croyons. Nous obtenons alors toute la valeur qui découle de notre justification à travers notre substitut, et… POP ! Nous avons été baptisés dans l’eau vive ; nous avons été libérés de la prison du péché, et nos vies ont pris une forme bien plus valorisante : nous avons une nouvelle vie en Jésus. Mais comme promis il y a plus que cela, bien plus.

 

Cet article est un extrait du livre Radicalement ordinaire (BLF Éditions) d’un auteur volontairement anonyme. La sortie est prévue le 19 avril 2017.

 
Lire les premières pages du livre :

3 Comments

  • Philippe Malidor

    25.03.2017 at 09:10 Répondre

    « Même les gens comme Pharaon, le roi Hérode ou le roi Achab, tous connus pour leurs actes vils et cruels, avaient une vraie valeur précisément parce que Dieu leur avait attribué le rôle du méchant dans son histoire de l’humanité, pour sa propre gloire (cf. Romains 9 : 17-18 ; Colossiens 1 : 16). » Vous auriez même pu ajouter Pr 16.4. Mais ça fait partie des éléments mystérieux de la volonté divine qu’il ne faut pas asséner sommairement surtout quand on fait de l’évangélisation. Car avant que l’Eternel n’endurcisse le pharaon, c’est lui qui s’est endurci. Il aurait pu faire comme les Ninivites qui, dans Jonas, se sont repentis. Et si l’un ou l’autre de vos lecteurs veut faire le rôle du méchant, comme ces tueurs fous qu’on voit surtout aux USA (Charles Manson, par exemple)?
    Ce sujet-là mérite plus que 2 lignes: il y faudrait un livre! Nous avons une responsabilité dans ce que nous écrivons.

    • Audrey Medina

      25.03.2017 at 09:08 Répondre

      Cher Philippe,
      Je vous remercie pour votre commentaire. :)
      Je comprends que ce passage de l’article puisse être un peu dérangeant.
      En effet, on ne peut pas affirmer cela sans plus d’explication lorsque l’on fait de l’évangélisation. Vous avez aussi raison de dire qu’il faudrait un livre pour en parler.
      Par ailleurs, je vous invite à lire le livre d’où est tiré cet article (un livre vraiment très édifiant).
      Bonne journée à vous !

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