Essayez de vous rappeler ce que vous avez bu aujourd’hui. Peut-être avez-vous commencé par un café et un verre de jus de fruit au petit-déjeuner. Vous avez sûrement bu quelques verres d’eau dans la journée et encore une ou deux tasses de thé ou de café. Nous accordons peu d’attention à ce que nous buvons parce que ce n’est pas nécessaire. C’est à peine si nous y pensons: l’eau dont nous avons besoin (ou n’importe quelle boisson que nous désirons) nous est immédiatement accessible. Nous buvons sans y réfléchir à deux fois. En fait, nous ne connaissons pas la soif. Du moins, pas la véritable soif.

Ce besoin est pourtant si vital et élémentaire que nous employons le champ lexical de l’eau dans un sens figuré pour désigner beaucoup d’autres genres de besoins et de désirs. Nous avons «  soif  » d’être aimé ou «  soif  » de connaissances. Nous nous «  plongeons  » dans un bon livre. On dit aussi d’une personne sensible qu’elle « absorbe » les émotions des autres comme une éponge.

Pas étonnant que nous utilisions le même vocabulaire pour parler de sexe. Nous associons la sexualité à des désirs, à un appétit, à des besoins et à une recherche de satisfaction. Et bien sûr, les désirs intenses peuvent provoquer des problèmes. Une soif extrême peut pousser le naufragé à boire de l’eau de mer, ce qui ne fera qu’empirer sa soif. Nous constatons le même phénomène dans le domaine de la sexualité. Les expériences sexuelles malheureuses ne sont souvent que la conséquence de désirs profonds et inassouvis que nous avons cherché à satisfaire par les mauvais moyens et sans succès.

La femme et le puits

Tout cela permet de mieux comprendre la femme que nous allons rencontrer maintenant, une femme d’une époque et d’un pays bien différents des nôtres. Celle-ci vit dans une région appelée la Samarie, située dans l’Israël actuel. Il est clair qu’elle sait ce que veut dire avoir soif: nous la rencontrons vers midi, lorsque le soleil est à son zénith, à l’heure la plus chaude de la journée. C’était il y a deux mille ans. À notre arrivée, cette femme a soif et se rend au puits pour chercher de l’eau. Elle est seule, exclue, mise à l’écart de la société. Sans doute a-t-elle également soif d’être aimée. À notre départ, la soif physique et la soif émotionnelle de cette femme sont toutes deux apaisées.

Son époque et son pays nous sont peut-être complètement étrangers, mais nous pouvons nous reconnaître dans son expérience. Cette femme a une histoire sexuelle bien compliquée, une histoire qui fait scandale et à cause de laquelle tout le monde la rejette. Elle a cherché à combler ses désirs inassouvis à travers sa vie amoureuse, en vain. Elle a tout raté. Peut-être est-elle même sur le point de perdre espoir.

Si elle n’avait pas rencontré Jésus-Christ, nous n’aurions rien su de son histoire. Le récit de cette rencontre nous est rapporté dans la Bible et vous pouvez le lire en Jean 4: 1-30.

En un sens, Jésus n’aurait pas dû se trouver là. Les Juifs ne passaient généralement pas par la Samarie. Depuis longtemps, ces deux peuples entretenaient des relations difficiles et la plupart des Juifs refusaient même de poser le pied en territoire samaritain. Ils étaient prêts à faire un détour pour ne pas avoir à le traverser. Mais Jésus résonnait de façon singulière. Au cours d’un voyage en Samarie, il fait halte à un puits dans une ville appelée Sychar. Jean nous informe qu’il est environ midi. C’est alors qu’il fait la rencontre de la femme dont je vous parlais.

D’ailleurs, elle non plus n’aurait pas dû se trouver là. Il ne faisait pas bon sortir à cette heure-ci. En général, on allait puiser de l’eau beaucoup plus tôt dans la journée, lorsqu’il faisait plus frais. Que cette femme se rende au puits alors que personne ne s’y trouve laisse à penser qu’elle ne fréquente pas les groupes sociaux les plus conventionnels. Le fait qu’elle s’y rende seule montre qu’elle n’en fréquente sûrement aucun.

Jésus l’aborde en lui demandant de l’eau:

Donne-moi à boire.

Jean 4: 7

Cela n’aurait jamais dû avoir lieu. Dans la culture de l’époque, les hommes n’adressaient pas la parole aux femmes qu’ils ne connaissaient pas. Cette situation est vraiment hors du commun: un rabbin juif parle à une femme samaritaine de mauvaise réputation. Jésus brise allègrement toutes les barrières: sociale, morale, religieuse et de genre. Cette histoire va beaucoup nous en apprendre sur lui. La femme samaritaine a beau être en marge de la société, seule dans un endroit désert, Jésus n’essaie pas de se servir d’elle, il ne l’insulte pas. Il la traite avec respect et dignité.

L’homme et la source

Je crois qu’il vaut la peine d’insister là-dessus. Bien que Jésus appartienne à la culture juive du premier siècle, celle-ci n’exerce sur lui aucune emprise. Jésus ne fait pas que suivre le mouvement parce qu’il s’agit de sa culture. Et il n’hésite pas à rompre avec la tradition de manière radicale lorsqu’il le juge nécessaire. Son respect de l’éthique sexuelle promulguée par l’Ancien Testament ne signifie donc pas qu’il est prisonnier de la culture de son temps.

C’est d’ailleurs ce que l’on attend de quelqu’un qui prétend être celui que son Père céleste a envoyé sur la terre afin d’attirer les gens à lui. Si Jésus vient vraiment du ciel, alors il ne dépend d’aucune culture terrestre. Par conséquent, ses paroles confirmeront certaines de nos valeurs et en contesteront d’autres, et ce quelle que soit notre culture. Ce qui montre bien que Jésus n’est rattaché à aucune société humaine, pas même à celle qui l’a vu naître et dans laquelle il a grandi. Jésus vit dans sa culture, mais ne lui appartient pas (il exhorte d’ailleurs ses disciples à vivre dans le monde sans être du monde).

À l’inverse de beaucoup de ses contemporains, Jésus ne considère pas cette femme comme inférieure. Il ne fuit pas ceux qui ont mauvaise réputation. Au contraire, il vient les chercher.

S’ensuit un court échange entre Jésus et la Samaritaine:

La femme samaritaine lui dit: « Comment? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? » […].

Jésus lui répondit: « Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit: “Donne-moi à boire”, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive ».

Jean 4: 9-10

Ces propos sont typiques de Jésus et illustrent bien la façon dont il nous surprend si souvent. Tout ce qu’il dit à cette femme a un sens particulier:

– « Si tu savais quel est le cadeau de Dieu »: Jésus affirme que Dieu possède une chose que tout le monde peut recevoir comme un cadeau. Une chose qui ne se mérite pas et ne se gagne pas, que nous pouvons recevoir quels que soient notre nationalité, notre genre, notre personnalité ou nos performances.

– « [Si tu savais] qui est celui qui te dit: “Donne-moi à boire”, tu lui aurais toi-même demandé à boire »: Ce dont Dieu veut nous faire cadeau, Christ lui-même nous le donne. Il suffit de le lui demander. Jésus a l’autorité nécessaire pour nous l’accorder.

– « Il t’aurait donné de l’eau vive »: Ce cadeau de Dieu que Jésus nous offre, c’est de « l’eau vive ». Dans ce récit, Jésus se trouve près d’un puits sur une terre aride. L’eau occupait souvent l’esprit des habitants de cette région. La soif n’était pas pour eux un petit désagrément occasionnel, mais une menace constante, et leur vie quotidienne était régie par la capacité à se procurer de l’eau. L’eau donne la vie. Nous oublions à quel point nous en sommes dépendants et n’avons aucune idée de ce que serait une vie sans accès simple et direct à l’eau potable. Et pourtant, Jésus dit qu’il existe plus encore. Nous pouvons recevoir de l’« eau vive ». Il explique:

Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

Jean 4: 13-14

Ce que Jésus affirme ici est incroyable: il existe deux sortes d’eau, celle dont notre corps a besoin chaque jour (le genre d’eau que cette femme est venue puiser) et l’eau que Jésus lui-même nous offre.

L’eau que nous buvons a d’excellentes propriétés, mais ces propriétés sont limitées. Elle ne fait qu’étancher notre soif pour un temps. La Samaritaine puisera l’eau dont elle a besoin et sera bien contente de la boire, mais il lui faudra revenir en chercher. Elle ne pourra jamais en emporter assez pour ne plus avoir besoin d’en puiser. Il en va de même pour nous. Qu’importe la quantité d’eau que nous buvons chaque jour, il nous en faudra encore le lendemain.

Mais Jésus affirme qu’il existe une eau différente destinée à étancher une soif différente. Il y a en nous une autre soif plus grande.

Une soif intense

L’« eau vive » que Jésus offre peut satisfaire ce besoin une fois pour toute. Grâce à son eau, nous ne souffrirons plus jamais de cette soif. Ses propriétés sont durables, elle étanche notre soif de façon définitive.

Jésus dit qu’il s’agit d’une eau intérieure. Celui qui boira de cette « eau vive » aura, en quelque sorte, une source « en lui ». Inutile de se rendre au puits du coin. L’eau sera, d’une certaine manière, dans notre cœur. Notez que Jésus ne mentionne pas un simple puits intérieur, mais bien une source intérieure. Cette distinction est importante. Un puits peut être ouvert ou fermé. On y puise de l’eau lorsqu’on en a besoin. De la source, en revanche, l’eau ne cesse jamais de couler. On ne peut pas l’allumer ou l’éteindre. On ne peut pas la contrôler. Quelle que soit cette fameuse eau vive, Jésus ne nous promet pas simplement que nous en aurons assez pour le reste de notre vie, mais qu’une source intarissable jaillira à l’intérieur de nous afin de pourvoir à tous nos besoins. Nous faisons plus que bénéficier de ce cadeau, nous le transportons en nous.

Jésus enseigne que tous les êtres humains souffrent d’une même soif. Une soif intense au fond de soi. Une soif que lui seul est capable d’apaiser. Nous la connaissons tous, cette profonde aspiration, ce désir douloureux que nous ne parvenons jamais à combler. C. S. Lewis décrit cette expérience comme un désir pour un « pays lointain ». Il s’agit d’un sentiment extrêmement intime:

Je me sens un peu embarrassé à l’idée de parler de ce désir que nous avons tous pour notre pays lointain. Cela touche presque à l’indécence: me voilà pénétrant le secret désespéré de votre cœur […] le secret […] qui nous transperce avec tant de douceur que lorsque nous voyons venir le sujet au cours de nos conversations les plus intimes, la gêne s’empare de nous et nous faisons mine de nous moquer de nous-mêmes; le secret que nous ne pouvons ni dissimuler ni avouer, bien que nous aspirions à l’un et à l’autre. Nous ne pouvons l’avouer, car il s’agit d’un désir dont l’objet ne s’est jamais tout à fait manifesté au cours de notre existence. Nous ne pouvons le dissimuler parce que notre vie ne cesse de nous le rappeler et nous nous trahissons comme des amoureux à l’évocation d’un nom.

Ce désir prend une forme particulière pour chacun d’entre nous et nous avons chacun notre manière intime de chercher à le combler. Mais Jésus affirme que rien de ce que nous obtenons par nous-mêmes ne pourra jamais l’assouvir. Quoi que nous utilisions pour combler ce vide, nous n’en aurons jamais assez. Plus nous en posséderons, plus nous en désirerons, qu’il s’agisse de relations, de pouvoir, d’intimité, d’une famille, d’argent, de reconnaissance, de sécurité ou d’autre chose.

Lorsqu’on a demandé au milliardaire et philanthrope John Rockefeller quelle somme d’argent ferait de lui un homme satisfait, celui-ci a répondu: « Encore un tout petit peu  ». Cela nous paraît tout bonnement absurde lorsque nous pensons à la fortune colossale de Rockefeller. Pourtant, à en croire Jésus, nous ne sommes pas différents. Quel que soit ce avec quoi nous cherchons à étancher la soif de notre âme, nous n’en n’aurons jamais assez pour l’apaiser. Il n’y a pas assez d’argent dans le monde pour celui qui vit dans la richesse. Il n’y a pas d’intimité assez profonde pour celui qui soupire après les relations, ni assez de reconnaissance pour qui se languit de gloire. Rien n’existe en quantité suffisante dans ce monde pour étancher cette soif au fond de notre cœur dont parle Jésus.

Cela explique pourquoi, à notre grand étonnement, le succès ne mène si souvent qu’à l’ennui et à une profonde insatisfaction. Une fois atteint l’objectif dont nous avions tant rêvé, la vie nous semble merveilleuse pendant un court instant, puis nous éprouvons peu à peu le besoin d’obtenir encore un tout petit peu plus avant d’être vraiment heureux.

Tout autour de nous le prouve. Si nous n’y croyons pas tout à fait, c’est sans doute que nous n’avons pas encore obtenu ce qui semble pouvoir nous rendre heureux. Mais ceux qui y sont parvenus affirment tous la même chose: cela ne suffit pas. Il leur en faut plus. Certains ont gagné des sommes d’argent aberrantes. D’autres ont couché avec un nombre insensé de personnes ou obtenu une quantité de diplômes qui frise le ridicule. Et pourtant, ils éprouvent le besoin de continuer. La spirale est sans fin.

Jésus explique ce phénomène. Cette soif que rien sur terre ne peut apaiser montre que nous sommes faits pour une chose étrangère à ce monde. Encore une fois, C. S. Lewis met le doigt sur une réalité troublante:

Si je découvre en moi un désir qu’aucune expérience au monde ne puisse satisfaire, l’explication plausible ne serait-elle pas que je suis fait pour un autre monde?

Voilà ce que Jésus essaie de nous faire comprendre: il est venu apporter d’un autre monde ce dont notre cœur et notre âme se languissent.

Et c’est ce qu’il déclare offrir à la femme qu’il rencontre au puits de Sychar. Puis, en plein milieu de leur conversation, sans transition –  sans délicatesse, pensons-nous peut-être  – Jésus lui demande de faire venir son mari. La Samaritaine lui répond qu’elle n’est pas mariée. Cette situation a quelque chose de gênant, un peu comme lorsqu’on demande à quelqu’un pour quand est prévu le bébé et que celle-ci nous répond qu’elle n’est pas enceinte. Mais Jésus, lui, sait ce qu’il fait. Petit à petit, il met en lumière ce que la Samaritaine a cherché pendant toutes ces années dans le but d’être heureuse:

Jésus lui dit: « Tu as bien fait de dire: “Je n’ai pas de mari”, car tu as eu cinq maris et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité.

Jean 4: 17-18

Jésus savait très bien tout cela (il semble qu’il ait eu des connaissances surnaturelles). S’il insiste sur cette douloureuse réalité, ce n’est pas par cruauté, mais plutôt parce qu’après lui avoir révélé l’existence de cette eau vive, il désire lui montrer à quel point elle en a besoin.

Cette femme samaritaine a été mariée cinq fois. Elle vit désormais avec un sixième homme auquel elle n’est pour le moment pas mariée. Pourquoi Jésus le mentionne-t-il? Tout simplement parce que c’est dans ce domaine-là que son besoin d’eau vive s’avère le plus flagrant. C’est par ces nombreuses relations amoureuses que la Samaritaine a tenté d’étancher la soif de son âme. Chaque fois, elle s’est dit: Peut-être cet homme sera-t-il enfin celui qui m’apportera satisfaction. Cela n’a pas marché avec les cinq premiers, mais le sixième sera sûrement le bon.

C’est une histoire tragique. Il est évident que toutes ses tentatives ont échoué à assouvir son désir de relation.

Mais nous devons être conscient d’une chose: dans la culture antique, seuls les hommes pouvaient demander le divorce. Ces cinq mariages ont pris fin non pas à son initiative, mais à celle des hommes qu’elle avaient épousés. Il ne s’agit donc pas d’une femme qui rejette les hommes les uns après les autres parce qu’ils ne lui apportent pas satisfaction. Ce sont eux qui ont mis fin à leur relation. Par cinq fois, un homme a décidé qu’il ne voulait plus d’elle pour épouse. Est-ce que vous vous rendez compte? Cinq fois! Imaginez comme elle devait se sentir rejetée.

D’ailleurs, sa recherche de bonheur à travers ses relations et les rejets répétés qu’elle a endurés sont sûrement liés. Si nous nous marions ou entrons dans une relation amoureuse en pensant que cela comblera tous nos besoins, nous risquons de ne pas être très facile à vivre. Quel fardeau sur les épaules de notre conjoint si nous le considérons comme notre raison de vivre! Plus nous espérons de notre relation, plus nous aurons peur de la perdre, serons jaloux de quiconque pourrait la perturber et frustrés qu’elle ne remplisse pas nos attentes, et plus nous verrons de menaces autour de nous. Le problème n’était peut-être pas que ces hommes ne suffisaient pas à la Samaritaine. Peut-être cette femme était-elle trop pour eux.

Elle éprouve donc deux besoins. Non seulement doit-elle trouver quelqu’un qui soit en mesure de remplir toutes ses attentes et d’apporter une satisfaction irréaliste à ses désirs, mais en plus, cette personne ne doit pas finir par la rejeter ou par se servir d’elle. Elle doit pouvoir supporter le fardeau de ses besoins sans s’écrouler sous son poids. D’après Jésus, la personne qu’elle recherche se trouve juste en face d’elle. Si la Samaritaine savait qui est vraiment Jésus, c’est à lui qu’elle demanderait de l’eau vive.

Jésus revient sur ce point dans la suite de la conversation:

Mais l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père.

Jean 4: 23

Dieu désire une relation de cœur à cœur avec chacun de nous.

C’est là que la conversation commence à devenir technique. Cela vous paraît peut-être un peu trop compliqué. Rassurez-vous: la Samaritaine pensait la même chose.

La femme lui dit: « Je sais que le Messie doit venir, celui que l’on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout ».

Jean 4: 25

Jésus a encore quelque chose à lui dire. Une chose qui est sur le point de bouleverser sa vie.

Jésus lui dit: « Je le suis, moi qui te parle ».

Jean 4: 26

Et voilà. Il a suffi d’une courte phrase. Une simple phrase peut changer des vies, et celle-ci a chamboulé la vie de la Samaritaine.

Jésus déclare être celui qu’elle a attendu avec tant d’impatience. Celui qui doit expliquer toute chose à son peuple. C’est d’ailleurs ce qu’il est en train de faire. Il a dit à cette Samaritaine que Dieu avait un cadeau pour elle, un cadeau qui donnerait un sens à toute une vie de recherches vaines et douloureuses. Il lui a révélé son besoin d’eau vive, pour la paix et la satisfaction de son âme. Il lui a montré que le Père recherche des adorateurs et qu’elle peut en faire partie. Jésus a expliqué à cette femme que tout cela la concerne.

Mais cette dernière phrase de Jésus donne son sens à autre chose. Même si la Samaritaine aurait sûrement préféré éviter le sujet, Jésus lui explique ce qui se passe à l’intérieur d’elle-même. Il apporte une signification à ce qu’elle a vécu. Il lui montre pourquoi sa vie a pris une telle tournure et pourquoi son cœur est si assoiffé. Jésus lui révèle la cause de l’immuable sensation de manque qui déchire son âme et lui fournit le moyen par lequel il lui sera enfin possible de l’apaiser. La Samaritaine pensait qu’un homme lui apporterait pleine satisfaction. En réalité, elle a besoin de ce que seul Jésus peut lui offrir: de l’eau vive.

Extrait de Pourquoi Dieu se mêlerait-il de ma vie sexuelle?, de Sam Allberry