Cet article est un extrait du livre Une vie de défis de Nicolas Blocher et Benjamin Eggen (en coédition avec La Rébellution).
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Alors que je lisais dans un champ en Normandie, j’ai aperçu un tout petit insecte qui grimpait sur ma cheville. Je l’ai observé, et ce qui m’a interpellé, c’est qu’il passait ses journées à vivre sur un petit brin d’herbe. Ce brin d’herbe, et quelques autres autour de lui, était le seul environnement qu’il connaissait. Ce petit insecte n’avait pas conscience qu’il était entouré de milliers de brins d’herbes dans ce champ. Il n’avait pas conscience que ce champ était entouré de milliers de champs dans la région où je me trouvais. Il n’avait pas conscience que cette région était elle-même entourée d’autres régions qui forment un pays, et que ce pays était entouré d’autres pays qui forment la planète Terre. Ce petit insecte n’avait pas conscience non plus, tout comme nous avons du mal à le comprendre, que la planète Terre était comme un minuscule petit pois au milieu de notre galaxie, et que cette galaxie n’était qu’un petit tas de poussière parmi toutes les autres galaxies ! Ce petit insecte paraît minuscule au milieu de cette immensité… et nous aussi.
 

Cela illustre bien ce que représente notre vie sur l’échelle de l’éternité. Notre temps passé sur terre, comparé à l’éternité qui nous attend, est très court. Si nous comptons notre temps passé sur terre en années, il faut plutôt le compter en millième de secondes dans la perspective de l’éternité. C’est comme un claquement de doigts, un clignement d’œil ou, pour utiliser une image biblique, une vapeur qui monte dans l’air et disparaît aussitôt (voir Jacques 4 : 14 ou Ecclésiaste 6 : 4).
 

Cela ne devrait pas nous faire peur, mais plutôt nous encourager à utiliser notre vie pour ce qui compte vraiment. Puisque notre vie est si courte, nous devons l’investir dans ce qui vaut vraiment la peine. Puisque notre vie sur terre passe si vite, alors notre temps est précieux. Nous ne voulons pas laisser Facebook, YouTube ou Snapchat nous le voler. Nous voulons l’utiliser intentionnellement pour ce qui dure. Nous voulons relever des défis qui ont un impact dans l’éternité.
 

 

IL N’EXISTE QUE DEUX TYPES DE DÉFIS
 

Paul, dans le verset suivant, souligne une chose essentielle :
 

Nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.
2 Corinthiens 4 : 18

 

Dans ce verset, nous découvrons qu’il y a seulement deux cas de figure. D’un côté les choses qui passent, et de l’autre les choses qui durent. Celles qui sont éphémères, et celles qui sont éternelles. Celles qui s’arrêtent avec notre vie terrestre, et celles qui durent éternellement.
 

De la même manière, il n’existe que deux types de défis : ceux dont l’impact est éphémère, et ceux dont l’impact est éternel. Ceux dont l’impact ne dure que quelques secondes (au mieux, tout une vie), et ceux dont l’impact dure pour l’éternité. C’est ce deuxième type de défi que nous voulons t’encourager à relever.
 

Quand l’avenir a un impact sur le présent
 

Michael Phelps, un athlète américain, est le champion du monde de natation. Il détient le record du monde du plus grand nombre de médailles olympiques. Vingt-huit médailles en cinq Jeux olympiques, dont vingt-trois en or. Il n’y a pas meilleur que lui. À chaque compétition, on savait qu’il allait gagner.
 

Ce qu’on sait moins, c’est que toute sa vie était orientée vers ce seul objectif. À partir de l’adolescence, il s’est entraîné dans le but de gagner des médailles. Il s’est entraîné chaque jour dès l’âge de 14 ans, jusqu’aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. Sept jours sur sept. Cinquante-deux semaines sur cinquante-deux. Pendant presque dix ans. Il passait six heures par jour dans l’eau, et vivait son quotidien en fonction de son objectif : remporter des médailles d’or aux Jeux olympiques.
 

Toute sa vie (chaque semaine, chaque jour, chaque heure) était conditionnée par son objectif. Il était prêt à tous les sacrifices pour atteindre son but. Michael Phelps vivait le présent en fonction de son avenir.
 

C’est un bel exemple pour nous. Bien sûr, en tant que chrétiens, nous ne sommes pas appelés à une vie ascétique, dans l’espérance d’être un jour heureux avec quelques médailles qui s’oxyderont très rapidement. Comme nous l’avons vu dans le chapitre sept, c’est la grâce qui motive notre zèle. Cela dit, nous pouvons imiter l’exemple de Michael Phelps en vivant notre présent à la lumière de l’avenir. C’est l’encouragement que donne le célèbre prédicateur anglais du 19e siècle, Charles Spurgeon :
 

Pour savoir si des actes sont bénéfiques, je ne dois pas estimer leurs effets sur moi pour l’heure dans laquelle je vis, mais pour l’éternité dans laquelle je devrai vivre. Je ne dois pas peser les choses sur l’échelle du temps ; je ne dois pas calculer avec les heures, les minutes et les secondes de l’horloge, mais je dois compter et évaluer les choses en fonction de l’éternité.
 

Les actes vraiment bénéfiques sont ceux qui ont de la valeur dans l’éternité. Les défis qui valent la peine d’être relevés sont ceux dont les effets ne se limitent pas à la vie terrestre.
 

Certains défis ne sont pas mauvais en eux-mêmes, mais ils ne sont pas prioritaires parce qu’ils ne visent pas l’éternité. Une fois que notre vie sur terre s’arrête, il n’en reste rien. En revanche, d’autres défis méritent toute notre énergie, notre temps, et notre consécration, parce que leur valeur est éternelle.

 

 


Cet article est un extrait du livre Une vie de défis de Nicolas Blocher et Benjamin Eggen (en coédition avec La Rébellution).
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