Jean Schott: Arnaud, vous êtes dans une implantation d’église à Strasbourg, et vous utilisez La grande histoire pour faire découvrir l’Évangile. Comment faites-vous?

Arnaud Schrodi: Nous utilisons La grande histoire de différentes manières. Ce qui est génial avec ce livret, c’est qu’il est aussi pertinent en groupe que pour un accompagnement en un à un.

Par exemple, chaque année nous proposons ce parcours à l’Eglise. L’idée est simple: des chrétiens viennent accompagnés d’amis qui ne connaissent pas Dieu. Pendant 6 soirées ils parcourent ensemble l’essentiel de la Bible et découvrent le grand plan de salut de Dieu pour l’homme.

J’utilise également La grande histoire en un à un. Cette année je souhaite largement former l’Eglise à l’utilisation de l’outil afin qu’aucun chrétien ne dise plus: « Je ne sais pas comment accompagner mes amis à découvrir Jésus. »

JS: Pourquoi avez-vous choisis d’utiliser cet outil?

AS: J’ai longtemps utilisé des parcours qui proposaient un « catéchisme » regroupé par thème: « Dieu », « Jésus, « L’Eglise »…. Ces outil sont pertinents lorsque nous nous adressons à des personnes qui ont une culture chrétienne. Malheureusement, les personnes que je rencontre sont majoritairement très éloignées du christianisme. Pour qu’ils comprennent Jésus ils ont besoin de comprendre le contexte global.

La force de La grande histoire est son approche biblique. En quelques textes choisis, il est possible de balayer le projet initial de Dieu, l’entrée de péché dans le monde et ses conséquences, le plan rédempteur de Dieu et donc la nécessite de Christ.

C’est comme un puzzle géant où chaque semaine les pièces se mettent en place petit à petit. Le participant quittera la soirée avec des questions et des pièces manquantes. Par exemple: « Si Dieu a réellement créé un monde parfait, pourquoi le monde dans lequel nous vivons est-il différent? »

Il y a un suspens tout au long du parcours qui permet au participant de tout à coup saisir et émerveiller (c’est notre prière en tous cas) de qui est Jésus et de ce qu’il a fait pour eux. C’est magique, ou plutôt divin!

Un autre avantage est que La grande histoire est un parcours court. Il est relativement facile de voir des personnes s’engager pour 6 soirées.

JS: Quelle est l’environnement idéal pour utiliser La grande histoire?

AS: Je crois que la relation de confiance et la convivialité forment ensemble un bon environnement. Se retrouver face à un inconnu qui vous explique la Bible, ce n’est pas naturel. C’est pour cette raison que je crois que chaque chrétien devrait être en mesure d’animer cette découverte de la Bible avec ses amis. D’où l’importance de la formation à l’utilisation de l’outil.

Pour ceux qui ne pensent pas être capables d’assurer l’animation j’organise une fois par an un parcours en grand groupe. Mais j’insiste sur le fait que les chrétiens s’engagent à accompagner et vivre les 6 soirées. Cela permet la confiance mais cela ouvre également des possibilités de reparler de ce qui s’est vécu.

Pour la convivialité, je propose toujours de rencontrer les personnes dans un café lorsque j’accompagne en un à un et autour d’un dessert en grand groupe. N’oublions pas qu’il y a de fortes chances que les participants soient tendus à l’idée de se retrouver dans un groupe pour découvrir la Bible. Si la convivialité ne règle pas tout, elle sera sans doute d’une grande aide.

JS: Peux-tu nous raconter un témoignage de comment Dieu a agit pendant ses rencontres ?

AS: Je me souviens de deux hommes qui ont participé au même parcours en grand groupe. Ils étaient heureux d’être là, très intéressés par l’enseignement de la Bible et relativement ouverts.

Régulièrement dans notre étude de La grande histoire nous avons abordé la notion de péché. Ils étaient tous deux sur la même longueur d’onde en ce qui concerne leur perception du péché: ils ne sont pas pécheurs et n’ont pas besoin d’être pardonnés. Cette notion pour eux était culpabilisante.

Lors de l’avant dernière soirée, alors que nous évoquions la mission et la mort de Jésus, nous sommes revenus sur cette notion de péché. Arrivé en fin du parcours, je pouvais construire sur ce que nous avions déjà vu ensemble. J’ai pu expliquer que le péché ce n’est pas une somme de mauvaises actions mais un état de rébellion contre Dieu. Ils avaient donc besoin d’être pardonnés de cette révolte. Le silence qui a suivi mon intervention était d’une intensité telle que je savais qu’ils venaient de comprendre et de reconnaître qu’ils ont besoin de Jésus.

JS: Merci beaucoup Arnaud d’avoir accepté de répondre à mes questions. Lecteurs du BLF Blog: si vous avez d’autres questions pour Arnaud, posez-les dans les commentaires et on lui demandera de vous répondre.

Vous pouvez en savoir plus sur les carnets La grande histoire en visitant le site de l’éditeur.

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