penser ciel

Trois habitudes à développer pour penser au ciel un peu, beaucoup, passionnément…

Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre
Colossiens 3 : 2
 
Je me suis souvent répété : Philip, tu ne penses pas suffisamment au ciel ! Tu ne penses pas souvent à la vie dans laquelle tu entreras dès que tu quitteras cette terre !
Je dois l’avouer, j’ai tellement de plaisir à vivre ici et maintenant sur la terre que c’est malheureusement vrai : je ne pense pas souvent à l’au-delà ! Alors que faire ? Comment y remédier ? Trois pistes :
 

1. Injecter une dose d’éternité dans son quotidien

 
On connait tous cette nouvelle directive : « Au moins cinq fruits et légumes par jour ! ». Mais voilà, je sais très bien que je ne peux pas consommer lundi 3 kg de pommes, bananes, carottes et aubergines puis, passer, mardi, mercredi et jeudi… à pâtes, grillades, pâtes, grillades ! Je ne peux pas non plus boire mes 7 L d’eau lundi matin et passer au coca le restant de la semaine ! J’ai besoin d’aliments sains au quotidien.
 
Si je veux développer une aspiration saine pour l’éternité, je dois probablement aussi nourrir chaque jour cette aspiration. J’ai besoin d’une dose de ciel dans mon alimentation quotidienne. Sous quelle forme?
 
SJe peux lire chaque jour un verset qui parle de l’éternité. Ou lire une de ces belles citations d’hommes et de femmes qui, à travers l’histoire, ont rappelé à notre souvenir les réalités d’en-haut. Chacun peut trouver une manière qui lui convienne, mais en ce qui me concerne, j’ai testé cet été un livre de méditation quotidienne que j’ai trouvé formidable. Il s’intitule Seeing the unseen : a daily dose of eternal perspective [Contempler l’invisible: une dose quotidienne de perspective éternelle]. Je me suis vraiment régalé ! (désolé, il n’existe qu’en anglais… pour l’instant) Par cette lecture quotidienne, mes pensées ont régulièrement été réorientées dans la bonne direction. J’ai besoin de vivre cela dans la durée !
 

2. Apprendre à mieux connaître son pays de destination

Mon épouse, Heidi, et moi aimons beaucoup l’Italie. Plus précisément la ville de Florence. Nous avons pu nous y rendre à plusieurs reprises afin de nous retrouver au calme, à deux, et vivre de superbes moments en amoureux… Merci Ryan air ! Mais à chaque fois, le plaisir du voyage commençait bien avant le vol… plusieurs semaines avant. Comment ? En feuilletant le Guide du routard. Nous y notions les bonnes adresses, les monuments à visiter, les ballades à faire. Nous nous régalions par anticipation !
 
Si je ne sais pas où je vais, difficile d’y penser, de m’y attacher, de me délecter d’avance, non ?
 
Alors, j’ai commencé à lire les bons livres que je pouvais trouver sur le sujet du ciel. J’ai bien dis « bons livres ». Les gens ont raconté tout et n’importe quoi sur le ciel. Je veux savoir tout ce que je peux savoir sur ce qui m’attend, là-bas, un jour, bientôt. Les bonnes adresses, les bons petits « restos », les gens à ne pas manquer… Je veux en savoir le plus possible sur mon pays de destination.
 
Le voyage, c’est maintenant ! L’éternité commence aujourd’hui !
 

3. Comprendre que les plaisirs d’aujourd’hui ne sont qu’un pâle reflet des plaisirs du ciel

Ah ! là, j’ai du mal… J’aime Heidi, les enfants que Dieu nous a donnés, j’aime notre style de vie (une maison qui ressemble beaucoup plus à un hall de gare qu’à une maison…). J’aime mon job. J’aime bosser dans mon jardin, j’aime lire dehors au soleil, j’aime partager une tasse de bon café avec des amis… j’aime la vie ! Alors, j’ai un peu de mal à m’attacher à des choses que je ne vois pas, des choses que je ne peux pas toucher, sentir, embrasser.
 
Nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.
2 Corinthiens 4 : 18
 
Depuis quelques années, j’ai décidé de lire des ouvrages qui poussent à réfléchir différemment à la vie sur cette terre. Par défaut je m’attache d’abord à ce que je vois. J’ai besoin de développer d’autres muscles, ceux de la foi, pour être en mesure d’étreindre ce que je ne vois pas. Alors, j’ai lu (et relu !) Le Principe du trésor (Randy Alcorn), Au Risque d’être heureux (John Piper), etc., pour m’aider à avancer dans cette direction.
 
Connaissez-vous aussi ce combat ? Qu’avez-vous récemment fait pour vous inciter à mieux voir ? Travaillez-vous à corriger votre perception des (belles) choses de cette terre pour discerner, en elles, une perspective d’éternité?
 
C. S. Lewis a dit beaucoup de belles choses. Voici une des citations que je préfère :
Nous sommes des créatures aux cœurs partagés, qui perdent leur temps avec l’alcool, le sexe et les ambitions personnelles alors qu’une joie infinie leur est proposée. C’est un peu comme ce pauvre gamin qui préfère continuer à faire des pâtés dans la boue d’un bidonville parce qu’il ne peut pas comprendre ce que signifie l’offre qu’on lui a faite d’aller passer de belles vacances à la plage. Nous sommes bien trop facilement satisfaits.
 
Et vous ? Pensez-vous souvent aux « vacances à la plage » ? Que faites-vous pour penser plus souvent au ciel ?
 
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Découvrez aussi Les pieds sur terre, les yeux vers le ciel de Randy Alcorn.
Paru en octobre 2017.

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