Cet article est extrait du livre Jeûner de John Piper.

 
 

La nourriture est un élément indispensable à notre survie, et c’est pour cela qu’elle possède un tel pouvoir sur nous. Mais pourquoi ? Pourquoi Dieu a-t-il créé le pain ? Et pourquoi a-t-il conçu l’être humain avec le besoin de manger pour survivre ? Il aurait pu créer une vie exempte d’un tel besoin. Il est Dieu. Il peut agir comme bon lui semble. Pourquoi le pain ? Et pourquoi la faim et la soif ? Je répondrai très simplement : Il a créé le pain pour que nous comprenions un peu mieux qui est le Fils de Dieu quand il dit: «Je suis le pain de la vie» (Jean 6:35). Et il a créé l’alternance entre la soif et son étanchement pour que nous puissions comprendre ce qu’est la foi en Christ quand Jésus dit: «Celui qui croit en moi n’aura jamais soif» (Jean 6:35). Dieu n’était pas obligé de créer des êtres vivants qui ressentent le besoin de nourriture et d’eau, et ont la capacité d’apprécier les saveurs délicates.
 

Mais l’homme n’est pas le centre de l’univers, Dieu l’est. Comme le remarque Paul, tout est « de lui, par lui, et pour lui » (Romains 11:36). «Pour lui» signifie que tout existe dans le but d’attirer l’attention sur lui et de diriger l’admiration vers lui. En Colossiens 1 : 16, Paul précise son propos en parlant de Christ quand il dit: «tout a été créé par lui et pour lui». Le pain a donc été créé pour la gloire de Christ. La faim et la soif ont été créées pour la gloire de Christ. Et le jeûne a été créé pour la gloire de Christ.
 

Le pain peut donc rendre gloire à Christ de deux manières : nous pouvons le manger avec gratitude pour la bonté de Dieu, et nous pouvons y renoncer à cause de notre faim de Dieu. Quand nous mangeons, nous goûtons au symbole de la nourriture céleste: le Pain de vie. Et quand nous jeûnons, nous affirmons : « J’aime la réalité plus que le symbole ». Dans le cœur des saints, manger et jeûner sont deux formes d’ado- ration. Toutes deux glorifient Christ. Toutes deux orientent le cœur, qu’il soit reconnaissant ou assoiffé, vers celui qui donne. Chacun de ces choix a une fonction définie, et chacun comporte un risque. Le danger de la nourriture est de tomber amoureux du cadeau. Le danger du jeûne est de minimiser le cadeau et de glorifier la force de notre détermination.

 

 


Cet article est un extrait du livre Jeûner de John Piper.
Nourrir notre faim de Dieu par le jeûne et la prière