Soyons un peuple de la grâce

Cet article est un extrait du livre Lettres à l’Église de Francis Chan.

 
 

Aujourd’hui, les gens sont prompts à se quereller. Beaucoup ont les nerfs à vif. Ils sont prêts à bondir dès que quelqu’un se trompe. Et c’est dans cet environnement que le Seigneur nous demande d’être entièrement disposés à maintenir l’unité (Éphésiens 4 : 3). Je m’efforce d’écrire dans un esprit d’unité. Certaines choses paraîtront acerbes, mais sachez que je m’efforce sincèrement de parler dans un esprit de grâce et d’unité. L’une des pires choses qui pourrait arriver serait que des personnes en colère se servent de mes propos pour les brandir fièrement contre le leadership de leur Église. Il y a déjà suffisamment de divisions et d’arrogance dans l’Église. Je suis persuadé qu’il existe un moyen de faire preuve de bonté et de grâce les uns envers les autres, sans pour autant renier nos convictions.
 

À ceux qui n’exercent pas une responsabilité dans l’Église, sachez que nous vivons une époque où diriger est difficile. Je l’ai fait pendant plus de trente ans. Je n’ai jamais connu une époque comme la nôtre.
 

Les médias sociaux permettent à tout un chacun de se faire entendre, et beaucoup en profitent pour donner de la voix. Les voix sont innombrables… mais pas les disciples ! On applaudit ceux qui crient haut et fort, pas les humbles. Tout cela pour vous dire que oui, des choses doivent bouger au niveau des leaders, mais attention ! Que tout se fasse dans un esprit de grâce. Imaginez la difficulté pour un entraîneur sportif de diriger une équipe si chaque joueur refuse de l’écouter sous prétexte que son propre plan est meilleur. Bienvenue dans l’Église occidentale du 21e siècle ! Exerçons-nous à un peu d’humilité.
 

Que l’état d’esprit du jeune David renouvelle notre façon de penser. Combien de fois a-t-il refusé de faire du mal à Saül ! En 1 Samuel 24 et 26, David était déjà oint roi légitime d’Israël. Quant au roi Saül, c’était un malade mental, meurtrier et assoiffé de pouvoir à cette époque. David a connu deux occasions rêvées[…] « de porter la main contre lui, car il est celui que l’Éternel a désigné par onction » (1 Samuel 24 : 7).
 

Pourquoi cette attitude paraît-elle si éloignée de nos réactions ? Saül était un chef qui s’était résolument opposé à Dieu, mais David était animé d’une sainte crainte de nuire à ceux à qui Dieu avait conféré de l’autorité. De nos jours, dès qu’un leader commet une erreur, même insignifiante ou innocente, nous sommes prompts à le critiquer pour passer immédiatement à autre chose. Le pardon est une denrée rare, presque inexistante à l’égard des pasteurs. Méprisant tout le respect que nous leur devons, nous utilisons le plus dur des langages pour fulminer contre le leadership. Je ne défends pas les responsables qui abusent de leur pouvoir, et je ne prétends pas que la bénédiction divine repose sur n’importe quel leader. En revanche, ce que je demande, c’est que nous fassions preuve d’humilité et de respect même pour ceux qui ne le méritent pas. Soyons un peuple de la grâce.

 

 


Cet article est un extrait du livre Lettres à l’Église de Francis Chan.
 

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